- . A.D.V.P
- Activation du développement vocationnel
et personnel. Conception psychopédagogique
de l'orientation élaborée
par des chercheurs québécois
en 1974
- . L'âne
- "On ne fait pas boire un âne
qui n'a pas soif!"
Pose le problème de la motivation,
mais peut-on ne se préoccuper que
de la soif de l'âne?
-
- . La chèvre
- "Là où on attache la
chèvre, elle broute!"
Résume de manière imagée,
une pratique courante d'orientation, mais
que faire quand il n'y a rien à brouter?
-
- . L'expérience
-
Un des concepts fondateurs
de notre approche de l'orientation. Doit
se vivre, être élaborée,
prendre du sens pour dynamiser le développement
de la personne.
-
. Lyon
- Lieu de naissance de l'Association Trouver/Créer
(1987). Lyon était depuis longtemps
au coeur des recherches sur l'orientation.
C'est une lyonnaise, la psychologue Geneviève
Latreille, qui a utilisé la première
le paradoxe Trouver/Créer pour décrire
le processus de choix du métier et
l'importance des facteurs sociologiques
et économiques.
C'est au sein de l'Université Lyon
II que s'est développée une
nouvelle culture de l'orientation jetant
un pont entre les conceptions françaises
et québécoises.
- .Orientation
- "S'orienter, c'est inventer son histoire
personnelle, chercher à lui donner
du sens, partagé avec les autres
citoyens, dans une histoire collective traversée
en permanence, par nos luttes et nos rêves."
-
- . Paradoxe
- Un des principaux caractères du
"vivant".
Introduire ce concept en orientation, c'est
insuffler le dynamisme de la vie dans les
pratiques et une plus grande cohérence
dans l'approche théorique.
. Rêves
- Aller des rêves à l'expérience...
De l'expérience à la compréhension
de la réalité... Elaborer
de nouveaux rêves...
Entre les illusions et les réalités,
les rêves alimentent sans cesse la
construction/déconstruction des projets.
.
Trouver/Créer
-
Paradoxe fameux mis
en évidence par le psychologue
anglais D.W. Winnicott pour caractériser
le développement de l'enfant. En
orientation, Geneviève Latreille
a démontré qu'un métier
n'est ni trouvé ni crée,
mais trouvé/créé.
Dans un monde changeant, on ne peut "trouver
sa place" comme si elle était
prévue de toute éternité.
Pourtant, on ne crée son histoire
personnelle qu'en tirant parti des opportunutés
et des contraintes de l'environnement,
seul et avec d'autres.
-
Pour poursuivre:
réflexions autour de quelques mots
importants:
- Orientation active
:
Expression très vague pour désigner
un ensemble d’activités autour
de l’orientation scolaire et professionnelle,
évoquant la définition établie
par l’Union Européenne (CEDEFOP
2005)
Elle suppose que l’individu qui
s’oriente, ou que les institutions
qui orientent « s’activent
»… En particulier, l’individu
essaie de devenir « acteur »
de son orientation. On parlera aussi,
d’éducation à l’orientation,
d’éducation des choix, de
droit à l’orientation tout
au long de la vie, d’auto orientation.
Acteur, de plus en plus, mais «
auteur » de son orientation ?
Et si, « s’orienter, c’était
inventer son histoire personnelle, lui
donner du sens, dans une histoire collective,
d’où les luttes et les rêves
ne seraient jamais exclus ? » (Trouver/Créer)
- Déontologie professionnelle
:
Il s’agit d’un ensemble de
règles régissant la morale
d’une profession à l’image
du code de déontologie des médecins.
Elle définie par les professionnels
d’une profession eux-mêmes.
Ce code porte en particulier sur le respect
du secret professionnel et sur les règles
qui encadrent les pratiques professionnelles.
Cela implique une définition juridique
des professions, les conditions d’accès,
la validation de la formation, les sanctions
en cas de manquement… Du même
coup cela pose un problème dans le
champ de l’orientation à cause
de la multiplicité et de la diversité
des intervenants.
La définition la plus pertinente
est celle de P. RICOEUR. « J’appelle
éthique, le souhait d’une vie
accomplie, avec et pour les autres, dans
de le cadre d’institutions justes.
L’éthique comme souci de soi,
comme souci de l’autre, comme souci
de l’institution. Je tiens beaucoup
à la corrélation entre les
trois termes, l’élément
réflexif, l’élément
d’altérité et l’élément
institutionnel » Une réflexion
éthique s’appuie en général
sur une multiplicité d’experts
de différents domaines qui se réunissent
pour tenter de trouver ensemble des réponses
aux dilemmes éthiques que les professionnels
rencontrent.
Il s’agit d’une interrogation
permanente, sur le bien et le mal, les valeurs,
le sens de nos actions.
- Contradictions
:
Echanges d’idées
qui se contredisent, souvent de manière
extrême, poussant à l’incompatibilité,
alors qu’il est possible, en les mettant
« à plat », de les démêler
de manière logique et rationnelle,
et de les faire disparaître. Dans
le champ de l’orientation, les contradictions
sont de plus en plus nombreuses et exacerbées
par les incertitudes du monde d’aujourd’hui.
Pour ne pas faciliter les choses, le vocabulaire
courant augmente la confusion en appelant
« paradoxes » ce qui est parfois
« simples contradictions » …
- Paradoxe :
Notion difficile à aborder…
Le paradoxe, c’est d’abord un
raisonnement qui dérange, heurte
le bon sens, qui affiche une proposition
à la fois vraie et fausse : c’est
le « trou noir de la logique ».
Les paradoxes les plus connus sont logico-mathématiques,
mais les développements actuels des
sciences, lui font une place grandissante
: Si A est vrai, alors non-A est vrai en
même temps.
La notion a été introduite
dans les sciences humaines par G.BATESON
et les chercheurs de PALO ALTO, pour mieux
comprendre les phénomènes
intersubjectifs et interactionnels.
De son côté, D.W WINNICOTT,
avec d’autres appuis théoriques
et cliniques a mis en évidence les
paradoxes qui accompagnent le processus
de maturation de l’enfant.
Plus tard (1982), G.LATREILLE, mettra en
évidence le paradoxe du « métier
trouvé-créée »,
et l’appliquera à la création
des emplois et à l’orientation
professionnelle.
Les paradoxes nous permettent d’approcher
la réalité complexe pour mieux
agir sur elle : à la fois l’accepter
et la modifier, ils engagent dans l’action,
le temps et l’espace. Au contraire
l’injonction paradoxale, impose un
paradoxe, pour le faire disparaître
: « Sois spontané ! »
.Cette situation de « double bind
» enferme le récepteur dans
une situation pathologique qui entraîne,
soit le repli dans l’inaction, soit
la violence, soit l’évitement.
Mais les trois sorties conduisent au dé-lire.
Les injonctions paradoxales sont malheureusement
fréquentes dans le champ de l’orientation.
R. ROUSSILLON a mis en évidence qu’elles
étaient accompagnées par deux
autres types de communication pathogènes
: la mystification et la disqualification.
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